dimanche, 17 novembre 2019

Belgique : Il y a quelque chose de pourri ici aussi...

Depuis les dernières élections de mai 2019, le gouvernement est en «affaires courantes». La notion d’affaire courante vise un gouvernement qui exerce le pouvoir, de façon réduite, avec des compétences limitées. Affaires courantes parce que les négociations entre les partis «vainqueurs» n’aboutissent pas.

Les résultats du dernier scrutin sont significatifs: en Flandre, les partis de la droite classique ont perdu près de 700 000 voix. En Région francophone, les mouvances libérale, chrétienne et socialiste ont perdu plus de 500 000 électeurs. Dans le scrutin fédéral, 438 000 électeurs ont choisi le vote blanc ou nul.

Cela témoigne du profond discrédit de ces politiciens, surtout auprès des classes «populaires».

 

1,8 million de personnes (soit 27% des votes valables) ont voté pour des partis n’ayant jamais participé à un gouvernement, en premier lieu pour le Vlaams Belang à l’extrême droite, ou pour le Parti du Travail de Belgique qui se présente comme à gauche du Parti Socialiste.

Les nationalistes, les sociaux-démocrates et l’extrême droite n’apporteront aucune solution au prolétariat. Au contraire, ils seront au service des patrons qui cherchent à tout prix à préserver leurs privilèges et à accroître leurs profits. Une classe capitaliste qui fera appel à des méthodes plus autoritaires, plus brutales, pour faire face au refus des travailleurs de faire les frais de la prochaine crise. Les méthodes épouvantables appliquées aux migrants, les capitalistes les infligeront, avec l’aide de l’extrême droite, aux travailleurs qui se révoltent, aux syndicalistes combattifs et aux militants révolutionnaires.

Le dernier gouvernement (libéral, social-chrétien, régionaliste xénophobe) laisse un bilan atroce aux prolétaires: les salaires réels ont régressé de 2,4% depuis 2014, 250.000 de personnes sont en risque élevé de pauvreté, les réductions sociales et cadeaux fiscaux aux entreprises ont creusé le trou budgétaire (12 milliards en 2024), les cotisations patronales sont passées de 32,4% à 25% (chiffres tirés du «baromètre socio-économique 2019» de la fédération syndicale FGTB).

Et la vieille taupe continuera à creuser...

Parti communiste international

(cahiers internationalistes – il programma comunista – kommunistisches programm – the internationalist)

International Press

 

                   

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