jeudi, 14 novembre 2019

Toujours plus forts les vents de guerre

Pour le moment, l'attaque contre la Syrie promis par le "pacifiste" Obama à la suite du remuant "socialiste" Hollande, nostalgique des passées gloires impériales françaises, n'a pas eu lieu. Mais cela importe peu. Car les vingt dernières années ont été une suite presque ininterrompue de guerres sanglantes, de massacres de populations civiles, d'ouvert terrorisme d'Etat anti-prolétarien. Si l'attaque devait se produire, et de quelle manière («limitée» ou «extensive», selon le langage cynique des commandements militaires et de la politique belliciste), elle ne serait rien d'autre que le supplémentaire maillon d'une chaîne de feu qui avec le temps serre à la gorge le prolétariat mondial et se rapproche chaque jour des citadelles du capitalisme. Toute la bande d'Afrique du Nord et Moyen-Orientale de la Méditerrannée, de la Tunisie à la Syrie, est désormais un unique champ de bataille – un croissant dévasté par la technologie la plus sophistiquée de la destruction – et quand les contradictions irréconciliables d'un mode de production à l'agonie devront se précipiter, là bas peut déclencher un feu beaucoup plus monstrueux que celui d'un conflit local ou régional. Au-delà de la Syrie, vers l'est, se trouvent aussi d'autres champs de bataille actuels ou potentiels, jusqu'à cet Extrême-Orient, où, à peine en surface, sommeillent de nouvelles tensions qui pourront devenir ingérables.

 

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Ni indignés ni rebelles, mais prolétaires en lutte !

Le désastre du mode de production capitaliste se profile de façon de plus en plus nette : il bascule dans la catastrophe. Ignorant les sourires railleurs, dès que nous ébauchons ce mot, nous,  communistes,  sommes depuis toujours des catastrophistes,parce que nous savons que  la catastrophe est l’aboutissement inéluctable d’un mode de production comme le capitalisme, qui exalte sans cesse les forces productives tout en les subordonnant à la loi du profit et en les contraignant dans la camisole de force des formes sociales bourgeoises. Catastrophe signifie que, violemment ébranlé par une crise systémique de surproduction de marchandises et de capitaux, l’échafaudage, sur lequel s’appuie la société bourgeoise, craquèle de toute part. Aucun gouvernement d’aucun pays au monde ne peut remédier à la catastrophe qui se prépare sans renforcer toujours plus l’exploitation du prolétariat en apportant des coupes aux salaires, aux retraites, à l’aide sociale et en augmentant la « productivité », à savoir : en dégradant toujours plus les conditions de vie et de travail du prolétariat.  Quoi qu’il en soit, la compétition se fera plus sévère encore, les crises seront de plus en plus rudes et rapprochées, la course aux matières premières sera impitoyable, les positionnements géostratégiques deviendront vitaux pour la survie de tel ou tel capital national et le nationalisme explosera sous toutes ses formes : voilà la perspective !  Et au final, quand les conditions objectives l’imposeront, les capitaux nationaux et internationaux opteront pour la seule issue possible : préparer une nouvelle guerre mondiale.

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La Grèce : l’offensive contre le prolétariat

Contre la démocratie et le nationalisme

Comme présagé, la bourgeoisie grecque, sous le diktat de la BCE, du FMI et de la Banque Mondiale avec à l’appui le déploiement de  force de la démocratie, fera payer au prolétariat les frais de la crise de surproduction et de l’endettement de l’Etat. La grève de 48 heures, proclamée par les organisations syndicales, s’est consumée dans l’impuissance et dans un simulacre de lutte, où le prolétariat a été submergé par des franges sociales sans avenir. Si le prolétariat ne s’organise pas de façon indépendante, en prenant sur-lui la responsabilité de l’action directe, il le paiera inévitablement avec des larmes de sang.

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« Le manque de mémoire » de la grandeur française

Tout le monde sait que la France, avec l’Angleterre, a été la plus active à vouloir fermement et provoquer l’intervention de l’OTAN « pour apporter la démocratie en Libye ».

Conscience sale, vraiment sale, celle  de la grandeur française, aujourd’hui représentée par Sarkozy, qui aspire à se montrer comme le leader européen : conscience très sale, et « avec un grand défaut de… mémoire » ( les points de suspension et les guillemets montrent que nous ne croyons pas aux défauts de mémoire de la bourgeoisie !). Et alors, aux prolétaires, auxquels au contraire et malheureusement, on a effacé de force la mémoire historique, nous allons rappeler ce qui arriva il y a exactement cinquante ans, dans la nuit du 17 au 18 octobre 1961 (et dans les quatre jours suivants), à Paris.

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Premier Mai 2011: Contre la « sainte alliance » de la bourgeoisie impérialiste et de sa suite de pacifistes et de partisans : défaitisme de classe

Ce Premier Mai 2011 tombe à un moment où un autre front de guerre, sur le rive sud de la Méditerranée, s’ajoute à ceux qui existent délà ailleurs dans le monde : mais cette intervention militaire a été présentée comme une « mission humanitaire ».

En tant que communistes et interna-tionalistes nous savons par le mémoire et la science historiques, qu’à l’époque de l’impérialisme, quelle que soit la mission, quel qu’en soit le déguisement, c’est une mission de guerre. L’attaque de la dernière marionnette de la chaîne impérialiste, le colonel Kadhafi, ne fait pas exception.

Impérialisme signifie, en réalité, compétition internationale croissante, guerre com-merciale aigüe, exportation de capitaux qui, inévitablement entrent en conflit les uns avec les autres, contrôle des sources de matières premières et de leur moyens de transport et donc tentative d’en exclure les concurrents, jusqu’à l’explosion incontrôlée de conflits d’abord locaux puis, mondiaux dans l’éventualité ou dans l’actualité de l’existence des conditions matérielles favorables et nécessaires.

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International Press

 

                   

            N°4 - 2019                              N°05-2019                              N°3 - 2019