jeudi, 14 novembre 2019

Algérie, Tunisie, Egypte, Lybie... et ensuite ? Le mode de production capitaliste toujours plus instable

Laissons à d’autres la simple chronique des événements, le récit journalistique assaisonné de couleurs locales et de nouvelles à sensation, la rhétorique des lieux communs. Allons au cœur des faits, de la dynamique de ce qui est déjà arrivé et de ce qui est entrain d’arriver dans cette ceinture de pays qui désormais va du Maroc à l’Iran en descendant la péninsule arabique. Avec une intensité et une ampleur diverses, les masses prolétariennes et prolé-tarisées de ces pays sont descendues dans la rue, se foutant royalement des appels à la modération, poussées par la crise. Après des décennies d’oppression et de répression, de tromperies politiques (laïques et religieuses), de trahisons et de volte-face des mouvements autoproclamés « frères » ou « amis », elles ont fait sauter le couvercle institutionnel et légal qui les écrasait.

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Algerie – Tunisie – Egypte - Libye… La lutte ne fait que commencer !

Prolétaires, camarades!

En Tunisie, Ben Ali s’est sauvé. En Egypte, Mubarak a donné sa démission et l’armée a assumé les pleins pouvoirs, avec la bénédiction des Etats Unis (qui toutes ces dernières décennies n’ont pas cessé de la financer gratis) et de toutes les bourgeoisies européennes (intéressées seulement à conserver leur propre influence économique et stratégique dans la région). En Libye, Khadafi résiste, au prix d’une sanglante repression: mais il est probable que ses jours sont comptés et qu’on prépare un passage de pouvoirs (peut-être, avec une intervention militaire de l’OTAN). En realité tout change pour que rien ne change!

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Algérie et Tunisie sont voisines

Les violentes révoltes qui enflamment l’Algérie et la Tunisie dans ces premiers jours de 2011 font entendre le langage du prolétariat en lutte, et le font comme l’ont fait, il ya quelques temps, des révoltes analogues ailleurs dans le monde, comme à Haïti et en Egypte (où, et pas par hasard, au même moment, on a pu assister à la méthode classique, toujours utilisée par classes dominantes, consistant à détourner le mécontentement social vers l’impasse des luttes religieuses). Depuis les marges (de plus en plus proches du centre) de ce qu’est toujours pour la bourgeoisie et la petite bourgeoisie « le meilleur des mondes possibles » arrivent des signaux sans équivoque. 

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L’ennemi du prolétariat tunisien et égyptien est le même que le nôtre Abattons le ici dans le cœur impérialiste de l’Europe

La crise économique partie des Etats-Unis et des centres des métropoles mondiales se développe comme un tsunami vers les régions périphériques du monde capitaliste et vice-versa, rompant les digues qui ont des failles consistantes. La zone de cet autre « croissant de lune fertile » qui va de l’Algérie (qui a essayé de faire cesser la protestation avec des concessions sur le prix des biens alimentaires) jusqu’à la Jordanie (à l’état de collapsus avec son immense masse de réfugiés palestiniens réduits à la famine) est prise dans l’étau de la même crise. Mais également au Yemen comme au Maroc, les places se sont animées tandis que sont rentrés en crise les points chauds traditionnels autour d’Israël : le Liban et la bande de Gaza.

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Nous ne sortirons pas vivants de la crise sans reprendre le combat

Prolétaires, camarades !
La crise économique qui s’abattra toujours plus lourdement sur nos épaules, détériorant nos conditions de vie déjà dures, a son origine - nous le savons  par expérience directe  et à travers  la mémoire historique de générations et générations de prolétaires - dans un mode de production, le capitaliste, qui fonde son existence sur l’exploitation de notre force de travail. Au nom du profit, une classe de parasites (la bourgeoisie dans toutes ses variantes, de droite et de « gauche »), avec sa suite de fonctionnaires syndicaux et politiques (expression de l’aristocratie ouvrière et de tous les faux partis ouvriers  - dits « réformistes »), nous lie comme des esclaves, sans jamais payer pour la destruction de nos vies, continuant au contraire à en tirer rente, intérêt, dividende. Le prix de cette exploitation, nous la payons tous les jours avec les milliers de nos camarades assassinés sur les lieux de travail, avec les « maladies de société », avec la nocivité des usines, avec l’augmentation infernale de rythmes de travail, avec le travail qui étouffe notre existence, avec les payes misérables. Aujourd’hui, ce mode de production voué au profit, à la compétition de tous contre tous, aux guerres commerciales et aux guerres en armes, à force de  produire des marchandises s’est gonflé comme un bubon et est entré en crise du fait …d’un excès de richesses : une richesse qui pour nous est misère, sous alimentation et chômage de masse.

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International Press

 

                   

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