Nous ne sommes absolument pas surpris des récents événements qui sont en train de bouleverser le monde, en amenant la discussion sur la « troisième guerre mondiale » dans les cafés et à la télé. Nous n’avons pas pour objectif de nous battre contre la droite bourgeoise, plus ou moins fasciste : celle-ci est un ennemi déclaré. Le problème, ce sont les faux amis réformistes, pacifistes, démocrates, qui tous ont trompé et continuent à tromper notre classe en lui faisant croire qu’il est encore possible d’améliorer le capitalisme et d’éliminer ses contradictions. Parfois ils vont jusqu’à se faire passer pour des communistes : mais le communisme est la négation active et organisée de la domination bourgeoise, aussi bien sous sa forme démocratique que sous sa forme fasciste. Etre communistes signifie s’opposer à toutes les guerres impérialistes, déclarer ouvertement la guerre au capital, et avant tout à sa propre bourgeoisie.
Le théâtre parisien de la Gaîté Lyrique, occupé depuis plusieurs mois par un groupe important (400?) de prolétaires sans logement, en grande majorité africains, à la lutte desquels nous participons depuis le début, a été évacué ce matin à l’aube manu militari par la police. Il y a eu des heurts et des arrestations. Nous reviendrons sur ce énième épisode de féroce et odieuse répression anti-prolétarienne, qui illustre de façon toujours plus évidente et concrète notre mot d’ordre : « L’ennemi est dans notre pays. Il s’appelle État bourgeois, il s’appelle classe dominante ». Solidarité immédiate et totale avec les prolétaires arrêtés et les sans logement, victimes d’un mode de production toujours plus sauvage et criminel. La lutte continuera et pourra devenir toujours plus efficace, quand elle parviendra à rassembler toujours plus de prolétaires.
18 mars 2025