CE QUI DISTINGUE NOTRE PARTI: La ligne qui va de Marx à Lénin, à la fondation de l'Internationale Communiste et du Parti Communiste d'Italie (Livorno, 1921), à la lutte de la Gauche Communiste contre la dégénerescence de l?Internationale, contre la théorie du "socialisme dans un seul pays" e la contre-révolution stalinienne, et au refus des froints populaires et des blcs partisans et nationaux; la dure uvre de restauration de la doctrine et de l'organe révolutionnaires au contact de la classe ouvrière, en dehors de la politique personnelle et électoraliste.

« Créatures » du capitalisme

Dans les médias continuent les diatribes sur la nature et le sens de l’ISIS (ou de Daesh, si on préfère), cette « nouvelle » forme de terrorisme qui s’est manifestée avec éclat surtout avec les récents attentats de Paris. Essayons de nous poser quelques questions - et de leur donner quelques réponses.

Des causes religieuses ?

On parle de causes et de facteurs religieux, qui tous se ramènent à l’Islam. Mais on n’a pas  pu cacher que ce « sujet » qui en quelques  années a pu conquérir des territoires entiers en Syrie, Irak, Lybie, Mali, etc., est né et a grandi, selon de hauts représentants des USA, grâce à des financements et des appuis provenant de pays comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Yémen, le Koweït (et les USA eux-mêmes : les « superviseurs mondiaux » étaient peut-être ...distraits ? ils regardaient ailleurs ?) ; et qu’il persiste surtout grâce aux rentes énergétiques (pétrole, gaz) que ces appuis lui procurent. Le but de ces appuis, toujours selon la même grande puissance et ses alliés, était et est toujours de déplacer les équilibres de puissance dans la région moyen-orientale en faveur des intérêts économiques de certains États, justement les pays arabes et du Golfe, au détriment d’autres (surtout l’Iran), ou bien de la Turquie par rapport aux Kurdes ou à la Russie, et ainsi de suite, dans un mélange toujours plus enchevêtré d’intérêts, accompagné de heurts, de menaces, de chantages, d’alliances, visant à redessiner de nouvelles aires d’influence dans une région très instable depuis toujours.

Donc parler de causes religieuses, de « fondamentalisme islamique », est comme d’habitude erroné. Depuis toujours dans l’histoire, les États, les « puissances » travestissent leurs propres intérêts, et les affrontements économiques qui s’ensuivent, en les revêtant d’apparences religieuses. Les Croisades chrétiennes, les grands massacres au nom du Christ ou de Mahomet, les expéditions chrétiennes des « conquistadores » espagnols dans le nouveau continent américain, ne sont que quelques exemples qui montrent que les religions ont depuis toujours été utilisées pour couvrir des intérêts économiques. Aucun État n’a jamais admis « officiellement » qu’il avait des motivations essentiellement économiques pour se livrer à  ses propres conquêtes territoriales et coloniales, à  ses propres rapines au détriment d’autres États et d’autres populations, à ses propres conflits guerriers : tous les ont toujours  couvertes ou d’apparences religieuses (chrétiennes, musulmanes, etc.), ou de « valeurs » comme la démocratie, la civilisation ou l’identité nationale et ethnique « supérieure », la culture ou les « droits plus avancés » (1). Aucun État bourgeois n’admettra jamais ouvertement que le vrai, le seul Dieu pour lequel il est capable de combattre c’est le Dieu Fric, le Profit ! Les vraies racines économiques, même quand on les mentionne éventuellement au début, sont ensuite mises de côté, et à leur place on jette sur le devant de la scène les luttes entre d’une part, les fauteurs du « fanatisme religieux » avec leurs divisions internes, et de l’autre les champions de la démocratie et de la « liberté ».

Ces couvertures idéologiques ne sont en réalité sans aucune influence dans les rencontres officielles entre ces mêmes États et puissances. Par exemple, à chaque niveau, dans les différents sommets des G8, G20 etc. chacun s’efforce décidément et directement, sans fioritures religieuses ou autres, de faire valoir ses propres intérêts économiques, en tenant compte des changements survenus dans sa propre force et les équilibres généraux, en s’efforçant de jouer au mieux son rôle sur l’échiquier régional et mondial et en attendant le bon moment pour risquer ou pour temporiser. La réaction moraliste à la suite d’un recul ou d’un déclassement de sa propre force ou d’une agression subie fait partie du même jeu. Dans les rencontres, on ne parle pas de « valeurs religieuses » ou de celles de la « civilisation occidentale » (l’allusion marginale aux « droits humains » ne sert qu’à montrer aux... gogos le « beau visage » de ceux qui les invoquent en en faisant étalage), mais des investissements de capitaux à réaliser, des matières premières ou de la force de travail à exploiter, des routes commerciales à ouvrir ou à défendre, des alliances à conclure. De plus, en dehors des rencontres officielles, les attaques, les agressions, les menaces et les avertissements paraissent encore plus clairement sur le terrain économique même si, une fois qu’ils sont réalisés, ils n’échappent pas à telle ou telle justification religieuse, laïque ou moraliste.

Au contraire le déguisement doit apparaître encore plus clair quand il s’adresse aux populations et surtout aux prolétaires. C’est ici que ressort la fonction sociale réactionnaire de la civilisation démocratique et occidentale. Le jeu des intérêts économiques disparaît presque face aux Saintes « Unions nationales et patriotiques » à mettre au premier plan, à défendre, soutenir et renforcer : le nom d’Allah, du Christ, de Sainte Démocratie doit résonner haut et fort. Ici, dans la propagande quotidienne il n’est pas utile de désigner le jeu des intérêts économiques opposés, mais de proposer une cible, de donner un visage et une identité, de personnifier l’ennemi en racontant sa « méchanceté » avec des motivations non plus économiques mais à chercher au contraire chez des individus ou groupes « déviants, obscurs et mauvais » ... Ainsi, dans les diatribes autour des attentats de Paris, sont gâchées les  tentatives, dans les pays occidentaux, de chercher les vraies causes des attentats ou du «terrorisme islamique » (éventuellement au sens le plus large du terme), ou dans certaines de ses franges extrémistes, dans son «obscurantisme » ; ou bien, en miroir, comme dans la propagande-même de l’ISIS, dans la « civilisation occidentale », dans ses « libertés », dans ses « luxes dégénérés ». Dans l’un et l’autre cas, tout apparaît détaché des racines économiques, des entrelacements d’intérêts, qui doivent au contraire être masqués et cachés.

Quel terrorisme ?

Mais d’où vient cette nouvelle version, « islamique », du « terrorisme »? D’une « vraie ou fausse » lecture et interprétation du Coran et de l’Islam, de son « forçage», comme on le laisse entendre plus ou moins ouvertement dans les pays occidentaux (à partir des USA, depuis l’attaque des Tours Jumelles en 2001, jusqu’aux États européens actuels)? Il faut être des fous (ou des hypocrites stipendiés plus ou moins cultivés, du genre de ceux qui remplissent les débats télévisés) pour ignorer que ce « terrorisme » n’a rien à voir avec les « interprétations » du Coran, mais n’est que la énième créature de ces mêmes États, de leurs jeux criminels, toujours plus dangereux à mesure qu’avance la crise régionale et mondiale.

C’est le Dieu Profit, qui depuis qu’existe le système capitaliste ne peut rien faire d’autre, pour se sauver lui-même, qu’alimenter et déchaîner, en tout temps et sous toutes les latitudes, les furies de la guerre, les haines, les divisions nationales, religieuses, tribales etc. Désigner le Coran, la » matrice islamique », ou bien insister sur la « chasse au terroriste » en tant qu’il personnifie presque à lui seul le « Mal » (cette entité métaphysique) ou sur la sauvegarde de la « civilisation et de la culture occidentale » (idem !), n’est que le sale jeu hypocrite pratiqué depuis toujours par les Etats bourgeois, pour défendre, soutenir et renforcer le terrorisme congénital du système capitaliste qui, avec ses horreurs infinies à tous les niveaux, reste pour ces Messieurs intangible :  « le meilleur des mondes possibles ».

Les travestissements de la réalité historique sont continuels et en dresser la liste serait une tâche infinie. Les historiens et les politiciens bourgeois eux-mêmes ne manquent pas de temps en temps de nous les « révéler » (merci à eux !) ou même de les « dénoncer », mais seulement quand c’est le moment, et surtout quand « le vent change ». Et puis l’histoire a été et est aujourd’hui plus que jamais pleine de « terroristes ». Il suffit qu’un Etat étale ou déclare une menace d’un Etat contre un autre pour gagner le titre d’«Etat-canaille », d’«Etat du Mal » etc. Celui qui menace les intérêts économiques d’un autre Etat n’est pas seulement un ennemi, il devient un « terroriste », et ce aussi bien dans les rapports entre Etats que surtout dans les rapports et conflits sociaux. Bref, celui qui menace le Profit d’un Etat en faveur d’autres Etats ne peut être qu’un terroriste, éventuellement... potentiel.

Et c’est vrai. Qu’est-ce qui est plus important et sacré, pour les grandes multinationales et pour les grands banquiers et spéculateurs, que la sauvegarde et l’augmentation de leurs Profits ?  Et quoi de plus terrible que la menace ou l’attaque contre eux ? La société capitaliste est fondée sur la concurrence, qui alors qu’elle stimule le développement économique dans certaines phases (surtout après les bains de sang généraux et la destruction de forces productives réalisés par les guerres mondiales), devient dans d’autres phases, de crise généralisée, un facteur de conflits continuels tant à l’intérieur de la classe capitaliste elle-même avec ses divisions étatiques, que contre la classe qui lui est éternellement ennemie : la classe prolétarienne. Dans cette situation, les raisons pour lancer ou subir l’accusation de « terrorisme » ne manquent certainement pas !

Certains Etats bourgeois (dits confessionnels) font appel ouvertement aux traditions religieuses, ils montrent qu’il lient étroitement leurs propres intérêts économiques à ces traditions, pour mieux pouvoir les défendre et les sauvegarder. Mais les normes religieuses imposées n’ont jamais été le « fondement » de ces Etats : elles sont plutôt leur grand soutien et support. A l’ombre des normes les plus « obscurantistes » du Coran sont apparues, en Arabie Saoudite, Qatar, Emirats Arabes, etc., des mégalopoles très civilisées, le grand affairisme financier avec son réseau international d’intérêts. Les normes du Coran n’ont jamais freiné, ou conditionné en quelque façon, le développement forcené de ces « civilisations », la grande course au Profit : plutôt, cela a toujours été le Profit qui s’est servi du Coran, de ses règles « obscurantistes », pour imposer le développement, ainsi que la pacification et l’ordre social. La révolution islamique et khomeiniste d’Iran en 1979 avec son anti-occidentalisme affiché du début a alors fait croire à beaucoup, y compris dans des secteurs du gauchisme occidental, que «finalement !» les « règles confessionnelles du Coran » pouvaient être la base de la « nouvelle société » à naître (ou du moins la conditionner). Au contraire, le vêtement religieux a très bien servi la défense des intérêts économiques bourgeois et nationaux, tant immédiatement lors de la guerre de dix ans contre l’Irak, que pour réprimer les nombreux et violents conflits sociaux qui s’y produisirent.

La fin récente du long embargo occidental et l’accord sur le nucléaire signé aujourd’hui de par la volonté des USA (qui semblent avoir redécouvert que l’Iran pouvait être un pion à utiliser pour leurs propres jeux stratégiques au Moyen-Orient) ont aujourd’hui changé de statut: et ainsi, aux grands cris d’Israël, l’Iran n’est plus un « Etat- canaille » ou « terroriste »....                                                                                                                                                                                                Egalement dans la sanglante guerre des Balkans du début des années 189O , c’est l’insatiable soif de profit  des USA et de l’Allemagne qui a déclenché et alimenté de très féroces haines ethniques et religieuses, en les faisant apparaître comme la « vraie cause » du conflit. Il s’agissait au contraire, surtout, d’enlever à l’influence serbe et de son ancien allié russe le marché plus prospère de la Slovénie et de la Croatie, qui depuis des années déjà était en orbite autour de l’économie et du marc allemands. Les haines nationales et religieuses alors suscitées pour réaliser cet objectif montraient encore une fois, et de façon ostentatoire, que pour le grand Capital les « questions ethniques et religieuses » sont seulement des instruments à utiliser dans son propre intérêt, sans avoir tant de scrupules, toujours si hypocritement invoquées.

En 2003, en Irak, les USA n’ont pas hésité à se servir de l’Islamisme chiite, déchaîné contre  le sunnite, pour mettre hors combat leur ancien ami Saddam Hussein, devenu « canaille »  pour ses vues territoriales et économiques dans le Koweit en fonction anti-US (ainsi que pour détenir des « armes de destruction massive » : ce qui s’est ensuite révélé faux, selon les officiels eux-mêmes).

L’histoire est pleine de haines nationales, tribales, religieuses, crées et alimentées tout   exprès par l’impérialisme et ses intérêts économiques – haines qu’on faisait passer pour les véritables causes et motivations des conflits. Jusque dans sa morphologie géopolitique, l’Afrique porte encore les traces des divisions nationales, tribales, religieuses, crées et imposées par les grandes puissances afin d’en exploiter les immenses ressources. En Asie, les Etats Unis ont soutenu (comme ils le font encore aujourd’hui) le nationalisme séparatiste de Formose ou de la Corée, et ce, contre la Chine.

Au Vietnam, ils ont tenté (sans finalement y parvenir) de diviser le pays en deux, comme ils l’avaient fait en Corée. Tous les continents ont été (et sont) fortement marqués par les divisions nationales et religieuses imposées par l’impérialisme capitaliste. L’expression « Diviser pour régner», ou encore « Mors tua vita mea », s’adapte depuis toujours à la logique de développement du Capital. Les guerres mondiales, produites par les crises Inéluctables du système capitaliste, et qui ont éclaté pour rétablir de nouvelles sphères d’influence économiques et territoriales, ont été faites passer par les Etats vainqueurs comme vaincus pour des conflits de caractère national, religieux, de civilisation, « entre des systèmes économiques différents », et autres gigantesques et hypocrites falsifications. Pour en revenir à l’ISIS, la tâche qui se pose n’est pas seulement de mettre en lumière et de rétablir les causes économiques et géostratégiques, et non religieuses, qui sont à la base de  sa naissance et de son développement, mais aussi de suivre l’entrecroisement des intérêts économiques des différents Etats, grands, moyens ou petits, qui se cache sous ce travestissement : aussi bien de ceux qui pour couvrir leurs intérêts et leurs ambitions de puissance régionale ou mondiale ont contribué à créer et à mettre debout cette énième « créature terroriste » que de ceux qui s’en servent d’une façon ou d’une autre pour leurs propres  objectifs (cf. la récente polémique russo-turque) – ou bien en subissent les effets, après s’en être peut-être servis.

L’enchevêtrement d’intérêts, la fluidité de la situation au niveau mondial et en particulier dans la région moyen-orientale, empêchent encore les différents Etats d’agir plus ouvertement et directement, en montrant clairement leur visage et leur identité. Chacun d’eux déclare, plus ou moins solennellement, qu’il veut combattre cette « créature » : mais cette « créature » ou bien est encore nécessaire à ceux qui l’ont mise debout ou bien est utilisée par certains (par exemple la Turquie) contre d’autres (par exemple les Kurdes) ou bien elle est même considérée comme étant un élément d’équilibre régional dans une situation extrêmement compliquée, aggravée par la guerre de Syrie. Les bombardements de la « coalition dirigée par les Etats Unis » ont en effet démontré que celle-ci ne veut pas du tout « combattre le monstre » (comme elle le fit, par exemple avec les bombardements bien plus consistants et spécifiques dirigés contre la Serbie), mais s’en servir pour le moment, en quelque sorte, dans la guerre de Syrie elle-même, et dans cette situation régionale compliquée, comme un instrument d’équilibre.

Les Russes sont ensuite intervenus contre l’ISIS, mais explicitement, surtout pour défendre le régime syrien d’Assad et pour affirmer, en exploitant les faiblesses des autres dans la décision, leurs propres visées de puissance régionale. Après les attentats de Paris, l’Etat français est intervenu militairement plus lourdement que jamais : mais son but véritable  n’était pas de combattre les terroristes en prévenant leurs possibles attaques futures, mais plutôt de montrer ses muscles aux puissances qui voudraient redimensionner sa force dans la région moyen-orientale. Derrière les larmes des attentats, la bourgeoisie française ne peut rien voir d’autre qu’un « échec » de la part des puissances régionales de la région. La « Marseillaise » n’a certainement pas résonné pour pleurer les victimes : elle a été un « hymne guerrier », et pas seulement contre l’équipe terroriste, mais contre les puissances qui sont derrière les attentats et qui se couvrent du masque d’Allah.

Le Royaume Uni et l’Allemagne ont aussi dû intervenir et s’allier militairement, mais derrière le masque de la lutte contre les « terroristes» il y a surtout la lutte contre le pouvoir décisionnaire russe et français, avec leur « accord militaire ».

La longue instabilité de l’aire moyen-orientale, fortement aggravée par la guerre de Syrie (une guerre qui se traîne « trop en longueur » à cause des gros et délicats équilibres entre puissances et de la faiblesse de l’Etat irakien, mis en déroute rapidement et facilement par l’offensive de l’ISIS), est à la base de la naissance et du développement de ce dernier, un sujet qui apparaît  à certains Etats comme pouvant déplacer utilement des équilibres sinon immobiles, et qui ne devait pas apparaître ouvertement comme l’expression de ces mêmes Etats et de leurs jeux économiques et stratégiques dans la région, mais comme quelque chose d’autonome, existant en soi, avec les caractéristiques criminelles non pas des puissances économiques qui l’inspiraient, mais avec celles, « féroces », islamiques et anti-occidentales. Derrière l’attaque contre l terrorisme, derrière les terroristes (dont beaucoup étaient de nationalité européenne), il n’y a que la guerre habituelle, camouflée, entre les mêmes puissances, à cause de leurs ambitions sur la région et dans le monde. Le problème n'est donc pas l’ISIS, mais l’enchevêtrement d’intérêts et d’ambitions opposant les différentes puissances qui se trouve derrière elle.

Nos tâches

Les analyses de notre parti sur les vicissitudes politiques et économiques des Etats bourgeois n’ont certanement pas un but « culturel » ou « historiographique », et il s’agit encore moins de « pouvoir mieux se ranger » du côté de tel ou tel Etat opposés. Il s’agit par contre de suivre l’aggravation, l’approche ou le recul de situations de plus forte instabilité, dans la conviction, formée sur toute l’expérience historique de lutte de notre parti sur la ligne du marxisme révolutionnaire, que ces dynamiques, avec toutes leurs horreurs, ne donneront jamais, à elles seules, une situation révolutionnaire, sauf quand on aura réussi à remettre debout un solide et puissant parti communiste mondial. Donc aucun appui à des Etats bourgeois, qui tous doivent être dénoncés et combattus comme des ennemis du prolétariat, ne pourra faciliter ce processus,mais seulement la solidarité croissante du prolétariat, développée à travers la lutte intransigeante pour défendre ses propres conditions économiques et en contact étroit avec le parti.

Seul le travail de parti à la tête d’un prolétariat devenu une véritable « classe pour soi » à travers cette lutte intransigeante pourra poser les conditions d’une véritable lutte politique capable d’abattre les Etats bourgeois. Tâche gigantesque, comme seront gigantesques les épreuves et les souffrances que le prolétariat devra encore affronter et subir sous un régime capitaliste toujours plus violent et soumis à de mortelles  convulsions.

 

  • L’hymne « Onwards, christian Soldiers ! » (En avant, soldats chrétiens), écrit en Angleterre dans la seconde moitié du 19ème siècle, et vite adopté par l’Armée du Salut, fut régulièrement utilisé dans les cérémonies militaires de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.

il programma comunista, n°1/ 2016