vendredi, 28 février 2020

Algérie et Soudan, deuxième vague des «Printemps arabes » ?

On se souvient qu’en 2011, durement touchés par la crise économique mondiale, plusieurs pays du Moyen-Orient et du Maghreb avaient été secoués par des mouvements de protestation dont certains étaient allés jusqu’au renversement de régime (Tunisie, Égypte, Libye, Yémen, tentative en Syrie). Aujourd’hui la Tunisie est le seul de ces pays qui soit encore sur les rails d’une démocratisation bourgeoise fragile mais effective. On sait qu’en Égypte l’armée a repris le contrôle direct du pouvoir depuis 2013, Libye, Yémen et Syrie sont plongés dans des conflits interminables qui combinent guerre civile et interventions étrangères. Or durant cette première vague deux pays arabes importants à divers titres, l’Algérie et le Soudan, n’avaient que très peu été touchés dans un premier temps. Ce dernier jouissait encore d’une certaine « prospérité pétrolière », mais la majeure partie de ces ressources allait se détacher du pays avec l’indépendance du Soudan du Sud, cette même année 2011, à l’issue d’une guerre de vingt et un ans très meurtrière (mais totalement ignorée de la cohorte des « anti-impérialistes » sélectifs, adeptes du nationalisme arabe, tiers-mondistes romantico-réactionnaires et militants hémiplégiques de tout poil).

Lire la suite...

Pourquoi nous ne sommes pas « bordiguistes » ?

« Je ne suis pas marxiste ! » (Karl Marx).

   En matérialistes, nous savons que la langue est une superstructure en relation dialectique avec le mode de production qui la détermine et l’exprime. Nous savons aussi que, dans une société de classe, l’idéologie dominante est l’idéologie de la classe dirigeante, que la langue y est immergée, donnant voie à ses caractéristiques fondamentales, aux divisions et aux rapports de pouvoir et contribuant ainsi à influencer la société dans son ensemble. A présent, (le capitalisme parvenu à sa phase suprême, impérialiste) l’individualisme qui a toujours été l’un des aspects de l’idéologie bourgeoise, directement relié au mode de produire et de consommer, envahit la langue et, à travers cela, l’univers entier des relations sociales.

Lire la suite...

Belgique : Il y a quelque chose de pourri ici aussi...

Depuis les dernières élections de mai 2019, le gouvernement est en «affaires courantes». La notion d’affaire courante vise un gouvernement qui exerce le pouvoir, de façon réduite, avec des compétences limitées. Affaires courantes parce que les négociations entre les partis «vainqueurs» n’aboutissent pas.

Les résultats du dernier scrutin sont significatifs: en Flandre, les partis de la droite classique ont perdu près de 700 000 voix. En Région francophone, les mouvances libérale, chrétienne et socialiste ont perdu plus de 500 000 électeurs. Dans le scrutin fédéral, 438 000 électeurs ont choisi le vote blanc ou nul.

Cela témoigne du profond discrédit de ces politiciens, surtout auprès des classes «populaires».

Lire la suite...

Des vents de guerre soufflent sur tout le Moyen-Orient

De la Libye à l'Iran en passant par la Syrie et l'Irak, des vents de guerre soufflent avec toujours plus de violence. Devant cette intensification des contradictions inter-impérialistes, nous communistes devons énoncer de nouveau, avec une insistance croissante, l'unique position qui permettrait au prolétariat international d'éviter d'être encore une fois entraîné dans une guerre impérialiste. Comme ce fut malheureusement le cas avec le terrible massacre de la Seconde Guerre mondiale et le sanglant après-guerre qui le suivit et dans lequel nous sommes aujourd'hui encore plongés.

Lire la suite...

Premier Mai 2019: Repousser l’attaque du capital ! Organiser la riposte prolétarienne !

Partout dans le monde, nos conditions de vie et de travail sont attaquées et avancent la militarisation et le contrôle de l’État sur nos vies, avec l’accompagnement idéologique du nationalisme, du chauvinisme, l’hostilité envers les étrangers, le sexisme: en d’autres termes, autant de divisions dans la classe prolétarienne. Tous les partis bourgeois – de droite comme de « gauche » - élaborent ou ont élaboré des réformes du marché du travail, comme la loi Travail en France, le Jobs Act en Italie, l’Agenda 2010 en Allemagne; ou bien ils préparent des durcissements ultérieurs qui ont pour unique objectif de rendre flexibles les conditions de travail, d’augmenter la pression sur la classe travailleuse, de comprimer les salaires. Donc, d’accroître l’exploitation des travailleurs salariés! Mais, dans le monde entier, ces partis-là sont d’accord et unis aussi dans un autre sens: pour renforcer l’appareil répressif avec la consolidation de l’état d’urgence (par exemple, aux États-Unis, en France, en Allemagne, en Turquie, etc.), en équipant l’appareil policier et juridique de toujours plus d’instruments d’intervention, comme les arrestations préventives, le durcissement des lois et l’utilisation du Taser...

Lire la suite...

International Press

 

                    

            N°1 - 2020                              N°06-2020                              N°3 - 2019