mardi, 19 novembre 2019

Belgique : Il y a quelque chose de pourri ici aussi...

Depuis les dernières élections de mai 2019, le gouvernement est en «affaires courantes». La notion d’affaire courante vise un gouvernement qui exerce le pouvoir, de façon réduite, avec des compétences limitées. Affaires courantes parce que les négociations entre les partis «vainqueurs» n’aboutissent pas.

Les résultats du dernier scrutin sont significatifs: en Flandre, les partis de la droite classique ont perdu près de 700 000 voix. En Région francophone, les mouvances libérale, chrétienne et socialiste ont perdu plus de 500 000 électeurs. Dans le scrutin fédéral, 438 000 électeurs ont choisi le vote blanc ou nul.

Cela témoigne du profond discrédit de ces politiciens, surtout auprès des classes «populaires».

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Premier Mai 2019: Repousser l’attaque du capital ! Organiser la riposte prolétarienne !

Partout dans le monde, nos conditions de vie et de travail sont attaquées et avancent la militarisation et le contrôle de l’État sur nos vies, avec l’accompagnement idéologique du nationalisme, du chauvinisme, l’hostilité envers les étrangers, le sexisme: en d’autres termes, autant de divisions dans la classe prolétarienne. Tous les partis bourgeois – de droite comme de « gauche » - élaborent ou ont élaboré des réformes du marché du travail, comme la loi Travail en France, le Jobs Act en Italie, l’Agenda 2010 en Allemagne; ou bien ils préparent des durcissements ultérieurs qui ont pour unique objectif de rendre flexibles les conditions de travail, d’augmenter la pression sur la classe travailleuse, de comprimer les salaires. Donc, d’accroître l’exploitation des travailleurs salariés! Mais, dans le monde entier, ces partis-là sont d’accord et unis aussi dans un autre sens: pour renforcer l’appareil répressif avec la consolidation de l’état d’urgence (par exemple, aux États-Unis, en France, en Allemagne, en Turquie, etc.), en équipant l’appareil policier et juridique de toujours plus d’instruments d’intervention, comme les arrestations préventives, le durcissement des lois et l’utilisation du Taser...

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1917-2017. La Russie, les bolcheviques, et la revolution prolétarienne

Il y a moins d'une quarantaine d'années (à peu près deux générations), sur ce qui a été historiquement appelé Russie et plusieurs vastes territoires contigus, européens et asiatiques, dominait l'Union soviétique, l'URSS, qui dans l'imaginaire collectif représentait le "règne du socialisme réel", plus communément nommé "communisme". Quelle qu'ait alors été la prise de parti devant cet État, faite d'admiration ou de détestation, sa décadence économique et sociale ne pouvait toutefois échapper à qui que ce soit : bien représentée par les kilomètres de queues devant des commerces dégarnis, sous le regard vigilant des effigies à l'air de momies des plus hautes autorités. La continuité dans le temps de cette entité étatique et de son "modèle économique" n'était mise en doute par personne de "sain d'esprit". Et pourtant, au mitan des années 80 du XXe siècle, l'Union soviétique ne devait pas survivre plus d'un lustre. Ils étaient loin les exploits d'une économie en forte expansion, quantitative et qualitative, qui contribuèrent à alimenter la grande illusion de la "patrie du socialisme".

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Belgique

Grève générale de fèvrier

Après la grève général du 14 décember ( voir “il programma comunista”, n. 01-2019), la Belgique en a connu une autre le 13 février dernier. Après une série de négociations entamées par les bonzes syndicaux avec le gouvernement et les organisations d’employeurs, le sentiment général de la base a contraint le front commun syndical à rejeter la ridicule marge d’augmentation des salaires et l’énorme flexibilité demandée par les employeurs, en plus du refus de discuter des conditions des emplois de fin de carrière ou des pré-pensions.

Les négociations ont abouti à une marge “disponibile” d’augmentation de salaire de 0,8% sur … deux ans! Alors que les prix explosent, les profits augmentent, les cotisations des employeurs ont diminué  et les impôts sont réduits pour les entreprises…

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Lutte Ouvrière, la police et les communistes

Lors des manifestations du printemps et automne 2016, le gouvernement P"S" a sauvagement réprimé les manifestants, ce qui a entraîné le slogan "Tout le monde déteste la police". Puis, à l'automne, des manifestations de flics, partout en France, revendiquaient un renforcement de la force répressive, de la politique sécuritaire, voulant limiter les "droits" des prévenus et la présomption d'innocence, ainsi que l'impunité totale pour les violences policières. La presse et les médias bourgeois ont fait largement écho à ces manifestations anti-prolétariennes. De façon très faux cul, Lutte Ouvrière, comme bien d'autres groupes "gauchistes", ont apporté leur soutien à cette offensive réactionnaire, déclarant être "choquée des agressions gratuites [souligné par nous] répétées à l'encontre des policiers" (Lutte Ouvrière des 20/10/2016 et 27/10/.2016).

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International Press

 

                   

            N°5-6 - 2019                              N°05-2019                              N°3 - 2019