Le génocide perpétré par l’Etat d’Israël contre les prolétaires de la Bande de Gaza et alentours (et nous laissons de côté pour l’instant les « expéditions » des « colons » israéliens soutenus par leur armée en Cisjordanie) n’a pas fait « seulement » 60 mille ou, selon certaines données indépendantes, 100 mille morts. Combien y aura-t-il de morts futurs, causés par les conséquences de blessures invalidantes, par l’impossibilité de survivre sans bras ou sans jambes, de recevoir des soins adéquats pour des pathologies préexistantes ou qui se sont développées dans tous ces mois de massacre incessant, ou bien sont destinées à se présenter prochainement, avec des structures hospitalières décimées ? Ou encore, bien plus cruellement, simplement du fait de la faim, de la dénutrition ?
CE QUI DISTINGUE NOTRE PARTI: La ligne qui va de Marx à Lénin, à la fondation de l'Internationale Communiste et du Parti Communiste d'Italie (Livorno, 1921), à la lutte de la Gauche Communiste contre la dégénerescence de l?Internationale, contre la théorie du "socialisme dans un seul pays" e la contre-révolution stalinienne, et au refus des froints populaires et des blcs partisans et nationaux; la dure uvre de restauration de la doctrine et de l'organe révolutionnaires au contact de la classe ouvrière, en dehors de la politique personnelle et électoraliste.
Au cours des dernières décennies, la période de crise d’accumulation du capital qui a suivi la phase d’expansion née du deuxième et dévastateur conflit inter-impérialiste, a poursuivi son alternance saccadée de pseudo-reprises et de krachs bien plus concrets. Les causes profondes des affrontements impérialistes, qui se préparent à engendrer un nouveau conflit inter-impérialiste, nécessaire pour la survie du mode de production capitaliste, ont ainsi été renforcées. Nous avons déjà suivi et analysé dans d’autres travaux l’évolution de ces affrontements, le renforcement et l’affaiblissement de leurs protagonistes; mais les axes de l’analyse critique de cette marche vers la guerre restent constants.
Nous ne sommes absolument pas surpris des récents événements qui sont en train de bouleverser le monde, en amenant la discussion sur la « troisième guerre mondiale » dans les cafés et à la télé. Nous n’avons pas pour objectif de nous battre contre la droite bourgeoise, plus ou moins fasciste : celle-ci est un ennemi déclaré. Le problème, ce sont les faux amis réformistes, pacifistes, démocrates, qui tous ont trompé et continuent à tromper notre classe en lui faisant croire qu’il est encore possible d’améliorer le capitalisme et d’éliminer ses contradictions. Parfois ils vont jusqu’à se faire passer pour des communistes : mais le communisme est la négation active et organisée de la domination bourgeoise, aussi bien sous sa forme démocratique que sous sa forme fasciste. Etre communistes signifie s’opposer à toutes les guerres impérialistes, déclarer ouvertement la guerre au capital, et avant tout à sa propre bourgeoisie.
Profitant du fait qu’avec la contre-révolution stalinienne, fasciste et démocratique qui s’éternise depuis plus de 80 ans, le prolétariat international est divisé et démoralisé, et l’impérialisme poursuit partout son offensive. Avant tout il s’agit, pour répondre à sa énième crise économique, de préparer un 3ème massacre mondial (qui est d’ailleurs largement entamé, et pas seulement en Ukraine et au Moyen Orient). Les grosses pointures du camp occidental se sont réunies pour voir ensemble comment « défendre la paix », ce qui veut dire naturellement ...s’armer toujours plus. Et à quoi peuvent bien servir ces armements achetés à grand renfort de pétrodollars et autre menue monnaie, si ce n’est à un troisième massacre mondial ? 20 millions de morts lors du 1er, 50 millions lors du 2ème, combien lors d’un 3ème ? les prolétaires étant appelés une nouvelle fois à s’entretuer (heureuse solution au chômage...). Il semble qu’en France les hôpitaux commencent dès maintenant à se préparer à accueillir les futurs blessés (il ne faut pas qu’ils manquent de sang). Mais naturellement la meilleure préparation à la guerre, c’est la propagande nationaliste (classique dans la « douce France » ex-coloniale et patrie du chauvinisme !).
Depuis des jours, des mois, des années, la guerre en Ukraine, les massacres au Moyen Orient, la victoire électorale de Trump et ses immédiates conséquences, la crise de l’Allemagne et le résultat de ses élections, les « progrès des droites » un peu partout, l’inexistence évidente de l’Europe en tant qu’entité politique et le « débat » sur son réarmement qui devient plus intense, et beaucoup d’autres choses encore, ont débouché sur une sarabande de réflexions et d’interprétations particulièrement disparates et fantaisistes : une misérable idéologie qui réduit tout à un affrontement entre « monde libre » et « autocraties », entre « progressistes » et « oligarques », bref entre le Bien et le Mal – nouvelle manifestation de l’incapacité de pratiquer une analyse matérialiste de ce qui est en train de se passer.
La férocité avec laquelle l’Etat d’Israel mène, depuis plus de 70 ans, et avec une violence toujours plus meurtrière, ses opérations militaires au Moyen Orient, est la férocité propre à l’impérialisme. Nous n’avons pas besoin de chercher d’autres définitions : nettoyage ethnique? génocide? extermination de masse programmée ? destruction généralisée ? terrorisme d’Etat ? terre brûlée ? Oui, c’est tout cela, mais ce ne l’est qu’en tant qu’expression de l’impérialisme, phase suprême du capitalisme et sa superstructure politique, militaire et financière. Pour comprendre la continuité de cette férocité, il ne sert à rien (et il ne nous a jamais servi à rien) de donner les noms des « responsables » passés et présents : Nétanyaou, Poutine, Assad, Komeiny, Kim Il Sung, Bush, Mussolini, Truman, Reagan, Thatcher, etc etc.: ce sont de grands, moyens ou tout petits personnages, qui se croient (ou , pire, que l’on croit) responsables ou acteurs de l’histoire: « des hommes et des femmes du destin », selon la facile rhétorique de l’idéologie dominante...
Le théâtre parisien de la Gaîté Lyrique, occupé depuis plusieurs mois par un groupe important (400?) de prolétaires sans logement, en grande majorité africains, à la lutte desquels nous participons depuis le début, a été évacué ce matin à l’aube manu militari par la police. Il y a eu des heurts et des arrestations. Nous reviendrons sur ce énième épisode de féroce et odieuse répression anti-prolétarienne, qui illustre de façon toujours plus évidente et concrète notre mot d’ordre : « L’ennemi est dans notre pays. Il s’appelle État bourgeois, il s’appelle classe dominante ». Solidarité immédiate et totale avec les prolétaires arrêtés et les sans logement, victimes d’un mode de production toujours plus sauvage et criminel. La lutte continuera et pourra devenir toujours plus efficace, quand elle parviendra à rassembler toujours plus de prolétaires.
18 mars 2025
Sétif, 8 mai 1945 : le vrai visage de la démocratie blindée (à propos de la Fête Nationale du 8 mai)
20 millions de morts lors du premier massacre inter-impérialiste, 50 millions lors du second… Ce n’est pas pour autant qu’il nous faut oublier les 45 mille « musulmans » (car alors on ne disait pas « Algériens », puisque selon la proclamation célèbre « L’Algérie c’est la France! ») assassinés surtout à Sétif, Guelma et Kerrata (Constantinois) par la France coloniale, au cours de ce même mai 1945, qui devait devenir plus tard Fête Nationale pour célébrer la victoire des démocraties sur l’Allemagne nazie. Le nombre de morts est encore aujourd’hui sujet à débat, mais il est de toute façon supérieur à 30 000, selon les estimations récentes.
Ils ont fui, non pas, comme leurs grands-parents dans les années 1920 et ’30, les Etats fascistes, mais bien des démocraties comme la « douce France », qui les avaient colonisés : Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire... Ils ont parcouru des milliers de kilomètres, des mers, des océans, des déserts, souvent opprimés et volés par des passeurs, et toujours totalement ruinés. Aujourd’hui, réfugiés, sans travail, sans logement, sans famille, ils ont été obligés de trouver des refuges précaires, d’abord dans les parcs (comme Belleville), puis dans l’hospitalier, mais malcommode, théâtre parisien de la Gaîté Lyrique, où ils ont rencontré l’aide de « Soutiens » qui leur apportent de quoi manger et leur donnent des leçons de français (indispensables pour qui veut rester en France, en particulier selon l’actuelle législation, qui impose aux immigrés d’avoir une connaissance parfaite de la langue du pays.
- Pour la revolution proletarienne, internationale et communiste ! Contre toutes les oppressions nationales, Contre les « luttes populaires » Et les guerres imperialistes!
- Le socialisme d’hier face à la guerre d’aujourd’hui (L’Avanguardia », n° 359, 360 et 362 du 15-10, 1-11 et 15-11- 1914)
- Gaza: aucune illusion
- Notes à contre-courant sur le Hamas et le « mouvement palestinien »
- Quelques mots à propos des élections américaines
- Le prolétariat palestinien dans le piège infâme du nationalisme
- Mémoire de la classe: A propos du « Nouveau Front Populaire » en France (et de toutes les imitations possibles ailleurs)
- La résistible avancée de l’ignoble « monde libre » (Compte-rendu du Rapport à la Réunion Générale du Parti, 4-5 novembre 2023)