On ne s'intéressera pas ici au bien-fondé de la polémique « oui au vaccin / non au vaccin », spécieuse et exploitée à des fins exclusivement et bassement politiques (surtout en période électorale : et chaque fois qu'on n’est pas en période électorale, dans le domaine sacré du mécanisme démocratique). D'autre part, on sait bien que la science bourgeoise dans toutes ses variantes, y compris les pseudo-sciences, est soumise aux lois du profit, de la concurrence, en un mot de l'économie capitaliste : puissance excessive de l'industrie pharmaceutique, dépendance absolue de la recherche aux financements privés et publics, réduction drastique des dépenses improductives (y compris médico-sanitaires), soumission totale au besoin fondamental de préservation du mode de production capitaliste, etc. etc.
Nous y sommes encore une fois. À un rythme digne d’une danse infernale, recommence le massacre de nos frères de classe en Palestine, qui subissent depuis désormais plus de soixante ans la domination de la bourgeoisie impérialiste israélienne ; grâce à la complicité traîtresse de toutes les factions nationales de la bourgeoisie arabe, ainsi qu’à l’instrumentalisation de leur cause du fait aussi bien du nationalisme religieux que laïc ou socialisant de « leur » classe dirigeante.
L’utopie idéaliste du « deux peuples deux États », dans un contexte dans lequel la structure économique et la dynamique du capital empêchent un quelconque développement indépendant de celui dit « israélien », s’incarne et se réalise dans la très concrète dystopie d’une « Autorité nationale palestinienne » qui prend en charge le rôle du contrôle, de la gestion, de l’organisation et de la vente de la force de travail de centaines de milliers de prolétaires de langue arabe.