Il s’agit d’un article en trois parties, sorti tout de suite après la fracassante volte-face de Mussolini (qui avait d’abord été contre, puis pour la guerre) dans L’Avanguardia, journal des jeunes socialistes italiens, qui avait été menacé par la défection de son directeur (d’ailleurs aussitôt exclu). La longueur du texte nous a faits un peu hésiter, mais nous le reproduisons quand même, parce qu’il expose de façon ordonnée les termes de cette grave question, et montre la contribution des jeunes au parti dans les moments difficiles.
Dans nos articles, tracts et interventions orales consacrés au énième massacre perpétré depuis des mois dans la bande de Gaza par l’État israélien, nous avons toujours insisté pour utiliser le terme « prolétariat » au lieu de « peuple » : prolétariat palestinien, ou prolétariat arabe, ou prolétariat du Moyen-Orient. Il ne s’agit pas d’une bizarrerie linguistique : le terme «peuple» fait référence à toutes les classes, c’est un terme interclassiste qui implique une vision nationale, tandis que notre perspective, celle dans laquelle et pour laquelle nous avons toujours travaillé en tant que communistes, est une perspective qui, en particulier dans la phase impérialiste, n'est centré que sur une seule classe, le prolétariat, et ne s’identifie donc pas au «peuple», à la «nation», à la «patrie», à l’«État bourgeois». Au contraire, il les combat tous et, ce faisant (seulement ce faisant !), il prépare notre classe à sa révolution.