Tandis que nous écrivons, de la mi-août à la fin-août 2024, on attend d’un moment à l’autre la réponse de l’Iran et des Hezbollahs libanais à l’assassinat, advenu à Téhéran, du chef politique du Hamas, Isma‘il Haniyeh, de la part de l’État d’Israël – une réponse qui pourrait mener, non seulement à l’interruption des tergiversations, d’ailleurs non concluantes, des négociations entre les partenaires, mais aussi à une dangereuse extension du conflit dans un Moyen-Orient toujours plus bouleversé.
Dans nos articles, tracts et interventions orales consacrés au énième massacre perpétré depuis des mois dans la bande de Gaza par l’État israélien, nous avons toujours insisté pour utiliser le terme « prolétariat » au lieu de « peuple » : prolétariat palestinien, ou prolétariat arabe, ou prolétariat du Moyen-Orient. Il ne s’agit pas d’une bizarrerie linguistique : le terme «peuple» fait référence à toutes les classes, c’est un terme interclassiste qui implique une vision nationale, tandis que notre perspective, celle dans laquelle et pour laquelle nous avons toujours travaillé en tant que communistes, est une perspective qui, en particulier dans la phase impérialiste, n'est centré que sur une seule classe, le prolétariat, et ne s’identifie donc pas au «peuple», à la «nation», à la «patrie», à l’«État bourgeois». Au contraire, il les combat tous et, ce faisant (seulement ce faisant !), il prépare notre classe à sa révolution.