1. Vers le grand effondrement
Que peut faire un pays qui, autrefois première puissance mondiale, se retrouve aujourd'hui plongé dans la crise économique et politique la plus grave que l' histoire du capitalisme ait jamais connue ? Nous parlons bien sûr des États-Unis.
Pour répondre à cette question, nous pouvons nous référer aux écrits de Rosa Luxemburg, qui ont bien cerné l'utilisation des droits de douane par la bourgeoisie dans sa politique mondiale. Luxemburg affirme que l'accumulation du capital a deux facettes : d'une part, la production et la circulation, une relation purement économique, où le cœur du problème réside dans la relation entre le capital et le travail (la critique de l'économie politique bourgeoise, que la camarade a disséquée de manière scientifique, est ici très claire) ; d'autre part, la scène mondiale. Par « scène mondiale », Luxemburg entend un grand théâtre tragique fait de guerre, d'oppression, de violence, de cris et de mensonges, c'est-à-dire de politique. Et « il est difficile d'identifier, sous cet enchevêtrement d'actes politiques de force et de violence explicite, les lois strictes du processus économique ». (1)