Le génocide perpétré par l’Etat d’Israël contre les prolétaires de la Bande de Gaza et alentours (et nous laissons de côté pour l’instant les « expéditions » des « colons » israéliens soutenus par leur armée en Cisjordanie) n’a pas fait « seulement » 60 mille ou, selon certaines données indépendantes, 100 mille morts. Combien y aura-t-il de morts futurs, causés par les conséquences de blessures invalidantes, par l’impossibilité de survivre sans bras ou sans jambes, de recevoir des soins adéquats pour des pathologies préexistantes ou qui se sont développées dans tous ces mois de massacre incessant, ou bien sont destinées à se présenter prochainement, avec des structures hospitalières décimées ? Ou encore, bien plus cruellement, simplement du fait de la faim, de la dénutrition ?
Au cours des dernières décennies, la période de crise d’accumulation du capital qui a suivi la phase d’expansion née du deuxième et dévastateur conflit inter-impérialiste, a poursuivi son alternance saccadée de pseudo-reprises et de krachs bien plus concrets. Les causes profondes des affrontements impérialistes, qui se préparent à engendrer un nouveau conflit inter-impérialiste, nécessaire pour la survie du mode de production capitaliste, ont ainsi été renforcées. Nous avons déjà suivi et analysé dans d’autres travaux l’évolution de ces affrontements, le renforcement et l’affaiblissement de leurs protagonistes; mais les axes de l’analyse critique de cette marche vers la guerre restent constants.