CE QUI DISTINGUE NOTRE PARTI: La ligne qui va de Marx à Lénin, à la fondation de l'Internationale Communiste et du Parti Communiste d'Italie (Livorno, 1921), à la lutte de la Gauche Communiste contre la dégénerescence de l?Internationale, contre la théorie du "socialisme dans un seul pays" e la contre-révolution stalinienne, et au refus des froints populaires et des blcs partisans et nationaux; la dure uvre de restauration de la doctrine et de l'organe révolutionnaires au contact de la classe ouvrière, en dehors de la politique personnelle et électoraliste.
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La galère et la joie

Ils ont fui, non pas, comme leurs grands-parents dans les années 1920 et ’30, les Etats fascistes, mais bien des démocraties comme la « douce France », qui les avaient colonisés : Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire... Ils ont parcouru des milliers de kilomètres, des mers, des océans, des déserts, souvent opprimés et volés par des passeurs, et toujours totalement ruinés. Aujourd’hui, réfugiés, sans travail, sans logement, sans famille, ils ont été obligés de trouver des refuges précaires, d’abord dans les parcs (comme Belleville), puis dans l’hospitalier, mais malcommode, théâtre parisien de la Gaîté Lyrique, où ils ont rencontré l’aide de « Soutiens » qui leur apportent de quoi manger et leur donnent des leçons de français (indispensables pour qui veut rester en France, en particulier selon l’actuelle législation, qui impose aux immigrés d’avoir une connaissance parfaite de la langue du pays.

Mais même ainsi ils ne sont pas encore tranquilles, non seulement parce que leur « droit à la santé « (Sécurité Sociale) est entamé, mais aussi entre autre par la « double peine », d’abord l’emprisonnement dans les terribles CRA, (Centres de Rétention Administrative) créés par la Gauche et réservés aux étrangers), puis l’OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Et tout récemment, naturellement la démocratie française n’oublie pas de faire aussi appel, marginalement, aux groupes fascistes, pour terroriser les prolétaires et obliger les immigrés les plus radicaux au départ : ainsi le théâtre de la « Gaîté Lyrique », qui était un bel exemple pour tous les travailleurs, a été attaqué par un groupe fasciste juste au début fin janvier de l’AG (pourtant pas purement prolétarienne) de la « Marche des Solidarités » (les fascistes ont été repoussés manu militari ...).

Notre tâche de parti internationaliste révolutionnaire sera surtout de continuer à participer à la solidarité, non seulement matérielle (par exemple avec les leçons de français), mais de préconiser et utiliser des méthodes classistes de lutte et d’organisation (d’ailleurs déjà en partie réalisées, en particulier en province (car Paris n’est plus le seul à bouger!), comme la grève, l’assemblée, la manifestation, les plus vivantes et étendues possible, par exemple en rendant visite aux foyers de travailleurs immigrés (Adoma, après l’ancienne Sonacotra) et en encourageant leurs « locataires » à apporter leur solidarité à leurs frères de classe plus opprimés (sans-papiers, sans-logement) et à élire les délégués les plus actifs. Cette tâche sera aussi inséparable de la critique et de la lutte contre toutes les tentations et illusions démocratiques et interclassistes présentes non seulement dans les directions syndicales opportunistes, mais malheureusement aussi en partie dans les luttes actuelles des travailleurs. Nôtre tâche sera donc non seulement d’obtenir des résultats immédiats, mais elle aura aussi un caractère antiréformiste, car nous savons bien que, comme le disait le « Manifeste du Parti Communiste » de 1848, « le résultat le plus important de leurs luttes est l’union grandissante des travailleurs ». Qui n’a pas rencontré ces vrais « sans réserves», soumis à l’oppression la plus insupportable, mais aussi capables des tentatives de lutte et d’organisation les plus courageuses et enthousiasmantes, ne sait pas ce que c’est que la vraie vie, et la vraie joie.

INTERNATIONAL COMMUNIST PARTY PRESS