Etranglés par l’Etat d’Israel, martyrisés par une série ininterrompue de vexations et d’homicides, enfermés dans l’ impasse de vaines promesses nationales par toutes les bourgeoisies arabes de la région (y compris la bourgeoisie palestinienne), victimes expiatoires de toutes les manoeuvres diplomatiques plus ou moins souterraines des Etats d’Occident et du Moyen-Orient, les prolétaires palestinien.ne.s de la bande de Gaza subissent le énième massacre sanguinaire après ceux – sans doute lointains, mais qui suscitent toujours la colère et l’horreur – de Tell Al-Zataar (Liban, août 1976) et de Sabra et Chatila (encore au Liban, septembre 1982), et tous ceux qui ont suivi. Encore des centaines et des milliers de morts palestiniens (hommes, femmes, enfants, vieillards) s’ajouteront ainsi au martyre subi chaque jour, depuis la malheureuse année 1948, où les puissances sorties victorieuses du Second Massacre mondial faisaient de l’Etat d’Israel à peine né le gendarme armé d’une aire trop « sensible » (pour reprendre un terme cher aux géo politiciens d’aujourd’hui) pour garantir leurs intérêts économiques réciproques et les équilibres politico-stratégiques.