Restes et putrefaction des « questions nationales »
Dans le marasme le plus complet et la pourriture d’un opportunisme politique qui dépasse de loin celui du siècle dernier, lorsque la social-démocratie et le stalinisme avaient abattu leurs haches sur les corps des prolétaires, la « question nationale » est aujourd’hui ressuscitée par des petites bandes politiques et d’authentiques saltimbanques. Et ce, pas seulement dans le monde divers et varié des « médias» et des « réseaux», mais dans celui réel des rejetons national-communistes de tous les pays : staliniens repeints à neuf, néo-situationnistes, rouges-bruns, « communautaristes », etc., qui s ‘efforcent d’éloigner la reprise prolétarienne en se présentant dans l’arène politique bourgeoise au moment même où la crise du capitalisme s’éternise et où notre classe aurait bien besoin d’autre chose. Mais d’autre part, la deuxième fois que l’histoire la présente, la tragédie ne prend-elle pas la forme d’une farce ?