Toujours plus forts les vents de guerre
Pour le moment, l'attaque contre la Syrie promis par le "pacifiste" Obama à la suite du remuant "socialiste" Hollande, nostalgique des passées gloires impériales françaises, n'a pas eu lieu. Mais cela importe peu. Car les vingt dernières années ont été une suite presque ininterrompue de guerres sanglantes, de massacres de populations civiles, d'ouvert terrorisme d'Etat anti-prolétarien. Si l'attaque devait se produire, et de quelle manière («limitée» ou «extensive», selon le langage cynique des commandements militaires et de la politique belliciste), elle ne serait rien d'autre que le supplémentaire maillon d'une chaîne de feu qui avec le temps serre à la gorge le prolétariat mondial et se rapproche chaque jour des citadelles du capitalisme. Toute la bande d'Afrique du Nord et Moyen-Orientale de la Méditerrannée, de la Tunisie à la Syrie, est désormais un unique champ de bataille – un croissant dévasté par la technologie la plus sophistiquée de la destruction – et quand les contradictions irréconciliables d'un mode de production à l'agonie devront se précipiter, là bas peut déclencher un feu beaucoup plus monstrueux que celui d'un conflit local ou régional. Au-delà de la Syrie, vers l'est, se trouvent aussi d'autres champs de bataille actuels ou potentiels, jusqu'à cet Extrême-Orient, où, à peine en surface, sommeillent de nouvelles tensions qui pourront devenir ingérables.